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Paris-Nice 2026

À 24 ans, le Normand d'Ineos-Grenadiers revient sur Paris-Nice avec une ambition assumée et une maturité nouvelle.

Il a grandi vite. Depuis son explosion sur Paris-Nice 2023 — 5e sur La Loge des Gardes, dans la roue de Vingegaard et BardetKévin Vauquelin a enchaîné les signaux forts : victoire d'étape sur le Tour de France à Bologne, deux podiums sur la Flèche Wallonne, 2e au Tour de Suisse. Cet hiver, le coureur a franchi un nouveau palier en rejoignant Ineos-Grenadiers. Direction Nice, où il habite désormais. Direction Paris-Nice, qu'il considère comme « la plus grosse course d'une semaine dans le monde ».

De 2023, il garde un souvenir net : « C'était presque inattendu de me sentir aussi bien et de découvrir ce niveau. Cette semaine a été un vrai tournant, à la fois dans ma tête et dans ma carrière. C'était l'explosion d'un jeune. » Trois ans plus tard, il revient avec d'autres ambitions. Un Tour de France et une blessure l'ont fait mûrir. « Le dernier Tour, puis ma blessure, m'ont vraiment fait évoluer. Et c'est positif. »

Chez Ineos, la donne change aussi tactiquement. Le chrono par équipe, autrefois un point faible, devient un atout avec Joshua Tarling dans l'effectif. Et la co-leadership avec Onley et Rodriguez le stimule : « Ça nous pousse vers le haut et crée plus d'opportunités dans les moments stratégiques. » Sur les routes finales vers Auron — qu'il connaît par cœur pour les avoir reconnu lors de stages — il voit une 8e étape redoutable. « La dernière est presque plus difficile. On va se sentir très mal dans cette vallée de la Tinée. » 

Son objectif affiché ? « Un Top 5 serait une belle façon de m'affirmer. » Mais la phrase qui résonne davantage est celle-ci : « Viser les classements généraux, c'est quelque chose qui m'anime. J'en ai vraiment envie et c'est l'année où je souhaite concrétiser. »