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CRITERIUM INTERNATIONAL DE MARCOLES

Chaque été, les critériums prolongent la magie du Tour de France au cœur des villes et des villages. Ils offrent au public une proximité unique avec les champions et constituent un véritable patrimoine du cyclisme français. Président de l'Association des Critériums Cyclistes Professionnels Français, Francis Cantournet revient pour Ligue Nationale de Cyclisme sur les enjeux de cette saison 2026, entre difficultés économiques, évolution du cyclisme professionnel et attachement intact du public.

LNC : Quel regard portez-vous sur la saison 2026 des critériums ?
Francis Cantournet : La saison reste dynamique malgré quelques ajustements. Certains critériums ont dû être reportés, notamment en raison des changements de municipalités après les élections, mais ils devraient revenir dès l'an prochain. Cela montre à quel point le soutien des collectivités est essentiel pour assurer la pérennité de nos organisations.

LNC : Organiser un critérium est-il devenu plus difficile ?
Francis Cantournet : Oui, très clairement. Les budgets sont de plus en plus serrés, les partenaires sont plus difficiles à convaincre et les équipes professionnelles fonctionnent aujourd'hui différemment. Tout est beaucoup plus encadré, ce qui complique notamment la venue des grandes têtes d'affiche.

LNC : Les vedettes restent-elles indispensables au succès d'un critérium ?
Francis Cantournet : Bien sûr. Une grande tête d'affiche attire le public, rassure les partenaires et valorise le territoire. Les critériums participent pleinement au marketing territorial en générant de l'activité touristique et économique autour de l'événement.

LNC : Malgré ces difficultés, le public est-il toujours au rendez-vous ?
Francis Cantournet : Oui, et c'est une excellente nouvelle. Les spectateurs restent fidèles tant que nous parvenons à proposer de beaux plateaux. Les critériums conservent cette proximité avec les coureurs que l'on ne retrouve nulle part ailleurs.

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CRITERIUM INTERNATIONAL DE MARCOLES

LNC : Les organisateurs travaillent-ils davantage ensemble aujourd'hui ?
Francis Cantournet : Oui. Nous échangeons beaucoup plus qu'auparavant. Nous essayons de mutualiser certains contacts et d'organiser les calendriers pour faciliter la présence des coureurs sur plusieurs critériums proches. Cette solidarité profite à tout le monde.

LNC : Quel est votre regard sur l'arrivée des critériums féminins ?
Francis Cantournet : C'est une évolution positive. Lorsque les moyens le permettent, proposer des épreuves masculines et féminines est une excellente chose. Il faut simplement trouver le bon équilibre économique, car cela représente un coût supplémentaire important pour les organisateurs.

LNC : Les coureurs ont-ils encore envie de participer aux critériums ?
Francis Cantournet : Beaucoup restent attachés à ces rendez-vous, mais le cyclisme a changé. Les calendriers sont très chargés, les équipes contrôlent davantage leurs programmes et les agents sont omniprésents. Pourtant, les critériums permettent aux coureurs de retrouver une ambiance conviviale et un contact privilégié avec les supporters. C'est aussi cela qui fait vivre notre sport.

LNC : Quel message souhaitez-vous adresser aux passionnés de cyclisme ?
Francis Cantournet : Les critériums font partie de l'histoire du vélo. Ils permettent de prolonger l'émotion du Tour de France, de rencontrer les champions et de faire vivre les territoires. Il faut continuer à les soutenir, car ils représentent un patrimoine précieux du cyclisme français.