125 victoires, 37 vainqueurs différents, une 2e place mondiale : en 2026, le cyclisme français a changé de dimension.
Le peloton tricolore a gagné partout et grâce à une multitude de coureurs. Sur les 125 succès recensés, 25 ont été signés en WorldTour, la vitrine la plus exigeante du calendrier. Un cinquième du total qui témoigne de la capacité des Français à s’imposer au plus haut niveau, bien au-delà des courses disputées à domicile. Avec 37 vainqueurs différents, la saison illustre surtout la profondeur du collectif tricolore.
Romain Grégoire, champion de France, vainqueur de la Faun-Drôme Classic et d’une étape du Tour de Suisse, a confirmé sa progression. Mais il n’est pas le seul à avoir porté les couleurs françaises au sommet. Dorian Godon, Alex Baudin... figurent également parmi les coureurs à mettre en avant, aux côtés de nombreux autres Français qui ont levé les bras tout au long de la saison. Cette diversité des vainqueurs constitue l’un des enseignements majeurs de l’année. Au classement mondial des nations, la France se hisse à la deuxième place.
Les Grands Tours ont également offert leur lot de succès, avec cinq victoires d’étape. Sur le Giro, Paul Magnier, 22 ans (vainqueur de 15 victoires cette saison), a brillé dans les sprints en remportant trois étapes, à Bourgas, Sofia et Pieve di Soligo. Maillot rose dès le premier jour, il a ensuite conquis le maillot cyclamen du classement par points, qu’il a conservé jusqu’à Rome. Une performance qui rappelle le succès d’Arnaud Démare dans cette compétition en 2022. Sur le Tour de France, trois Français dans le top 10 : Seixas (4e), Lenny Martinez (5e, Bahrain-Victorious) et Jordan Jegat (10e, TotalEnergies). Du jamais-vu depuis 2014 et le trio Péraud-Pinot-Bardet. Du côté de la Vuelta, Bryan Coquard (Cofidis) et Bastien Tronchon (Groupama-FDJ United) ont remporté une victoire. Côté classement général, Clément Berthet termine 8e. Guillaume Martin-Guyonnet prend la 11e place et Léo Bisiaux la 12e.
Mais l’image forte de la saison reste celle de Paul Seixas. À seulement 20 ans, le jeune Français a frappé un grand coup sur Il Lombardia, l'un des cinq Grands Monuments. Attaquant dans l’avant-dernière difficulté, il a repris les échappés avant de distancer ses rivaux un à un pour s’imposer en solitaire à Côme. Il entre ainsi dans l’histoire du Monument italien, au terme d’une saison à huit victoires. Son bilan est également marqué par une médaille de bronze mondiale du contre-la-montre, une victoire sur la Flèche Wallonne et une 4e place sur le Tour de France.